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Deluxe, Show must go on !

20.09.2013 // Jean Lapeyrie // 0 Commentaire

deluxe-daniel-cover

Ils sont beaux, ils sont frais, ils sont funky, ils sont jazzy, ils sont groovy, ils sont hip-hop et surtout ils sont moustachus. Les voici, les voilà Deluxe et leur premier album The Deluxe Family Show. Alors Deluxe pour ce qui ne connaissent pas, c’est un groupe français et aixois (oui oui) formé en 2007 et composé 5 bonhommes moustachus au possible, connus sous les noms de Kaya (basse), Kilo (batterie, DJ), Pietre (guitare), Soubri (percussions, programmation) et Pépé (saxophone, trompette). Les 5 loubards ont été rejoints en 2010 par Liliboy, chanteuse volcanique et explosive qui a permis au groupe de prendre une autre dimension en s’agrémentant de l’ingrédient qui manquait à leur mixture. Et c’est d’ailleurs suite à ceci, en fin 2011 pour être précis, que Chinese Man Records décide de produire un premier EP : Polishing Peanuts, que vous avez sans doute déjà entendu, sinon jetez-vous dessus.

Et ce nouvel album, il est comment ? Oula, doucement garçon ! On garde nos bonnes habitudes et on commence par étudier l’album dans sa globalité. Alors comme pour Polishing Peanuts on va trouver pas mal de featuring dans cet album comme Tumi (ex. Tumi & the Volume), Youthstar, Cyph4, A.S.M, ou encore Taiwan Mc. Mais par rapport à son prédécesseur The Deluxe Family Show va se trouver être bien plus funky et moins electro. Mais trêves de bavardages : The Show must go on !

Une très belle ouverture pour le morceau éponyme Family Show, ayant un petit côté jazzy posé sur la voix pleine d’impulsion de Liliboy, le tout se retrouve cadencé par des snares et accompagné ponctuellement de scratch aux sonorités de cuivres. Une piste qui nous promet que de bonnes choses qui se confirme avec My Game. Le morceau est composé d’un bon riff, funky au possible, sur un fond de charleston/clap qui a pour effet de lui donner un ton très sautillant. Ainsi on arrive au premier featuring de l’album : Too Me avec Tumi (jeu de mot inside) et c’est une réussite ! On se retrouve sur un son funkadélicieux, la soul et groove sont de la partie pour nous faire passer un moment musical d’excellence. Les lyrics hiphop se marient à ravir avec la rythmique extrêmement bien composée et les cuivres omniprésent du morceau : une petite perle. Pour la suite on pourrait s’attendre à tout sauf à Pretty Flaws, le morceau nous introduit dans son monde par des accords plaqués au piano et une ligne de basse de première qualité. S’ensuit une montée en puissance jusqu’à l’arrivé du picking de la guitare, des violons et d’une petite nuance de scratch qui donne une ambiance éthérée au morceau. Les instruments s’invitent les uns après les autres, pour finalement disparaitre afin de nous laisser profiter des vocal/violons. Un morceau très posé par rapport à ce départ en trombe que nous a offert The Deluxe Family Show, mais qui n’en reste pas moins agréable. La pause fut de courte durée puisque nous pouvons déjà entendre une batterie et un synthé qui compose une ligne d’une rare puissance. Bienvenue sur Making Music, un morceau très rythmé et cadencé pour avoir accès à un refrain en crescendo à la Can’t Stop Won’t Stop. Le morceau utilise des mécaniques simples mais tellement bonnes. L’alchimie se crée avec plaisir en dansant sur le solo de saxophone suivi d’un bon vieux bridge “montée en puissance” qui finit par nous en foutre plein la gueule en laissant place une nouvelle fois à un solo de saxophone de premier ordre ! Une nouvelle rupture nous attend avec To Doop, un morceau enjoué, qui m’a donné une impression de Cœur de Pirate, très agréable à l’écoute, c’est la chanson qui vous met de bonne humeur. Malheureusement, elle va vite nous quitter car on arrive sur les 3 morceaux points noirs de l’album. Tout d’abord, nous avons Baby (feat A.S.M), morceau de type Hiphop/jazz l’introduction est pas mal, le bridge aussi ainsi que le riff de guitare funky qui est très agréable mais malheureusement l’ensemble se retrouve un peu fade par rapport à la première partie de l’album. Le second membre du trio perdant est Blocked (feat Taiwan Mc) : des lyrics très reggae sur un riff très rock, du bon power chord des familles. Le mélange pourrait bien marcher mais les effets se désamorcent un peu, mention spécial pour le refrain tout de même très bien foutu. Mais c’est lors du bridge des 3 quarts habituels que l’on s’étonne d’entendre de la dub step, pas forcément indispensable. Ils ont tenté quelque chose mais malheureusement je n’ai pas accroché. Et enfin il y a Indispised (feat Cyph4) un rap sur base sonore hispanique, on se trouve déçu de l’instru’ alors que sur le début de l’album on en a eu plein les oreilles. Rien de très grave puisque, Deluxe aura vite fait de nous rattraper avec Bleed On : c’est smooth avec une voix pleine de puissance, un morceau cuisiné aux millimètres près. De la soul de première qualité, en gardant tout de même ce côté sautillant de la bande. Et nous voilà arrivé à un morceau qui n’a plus de preuve à faire : Daniel (feat Youthstar), bienvenue dans le monde du rock surfer à la Dick Dale comtemporain. Les vocals sont comme d’habitude rythmé et cadencé ce qui donne de l’ampleur au morceau. Une piste parfaite pour danser et un très bon featuring. Deluxe saura prendre soin de nous jusqu’à la fin, puisqu’ils nous laissent en douceur sur Extra Mile, un morceau sans prétention mais très bien orchestré. Ce style de road-music que l’on met dans les films de road-movie, une très belle fermeture pour cet album qui a su nous charmer dans l’ensemble.

The Deluxe Family Show est ainsi globalement un très bon album, ils ont su garder leur marque de fabrique sur un rendu plus dansant, funky ce qui se retrouve être bien plus proche de leur style sur scène. Quand bien même ils ont des petits points noirs dans l’album, dû à mon avis au fait qu’ils se sont trop laissé entraîner dans l’univers des guests alors que c’est le contraire qui aurait dû se passer. Ces morceaux ne sont pas pour autant à jeter, c’est juste que par rapport à l’ambiance générale de l’album, ils font de trop. Ce qui peut être une bonne nouvelle puisque cela signifie que l’album dans sa globalité est de très bonne qualité et ne nous déçoit pas. Même si le mieux reste d’aller voir la clique en concert. D’ailleurs ils sont en tournée les dates sont justes ici. Foncez voir leur show, et revenez moustachus !


Ecrit par Jean Lapeyrie

pigiste à Midnight Coffee

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