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Flesh and Blood, quand John Butler Trio se montre plus intimiste.

18.02.2014 // Jean Lapeyrie // 0 Commentaire

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Aujourd’hui, nous allons parler du dernier album du groupe australien John Butler Trio. En effet il y a peu le trio ayant déjà fait beaucoup parler notamment avec deux de leurs albums (Three et Sunrise Over the Sea) revenait à la charge avec Flesh and Blood, sorti comme à leur habitude en autoproduction avec leur label Jarrah Records. Pour ce qui ne connaisse pas trop le courant du groupe, ils ont eux-mêmes annoncé que cet album était un savant mélange entre du reggae dancehall, des rythmiques rock et hip-hop, le tout enveloppé de bluegrass.

 Rien de nouveau donc pour cet album on reste plus ou moins sur les mêmes bases, mais une évolution est très perceptible. En effet, John Butler Trio nous offre ici quelque chose de plus personnel et introspectif, les paroles engagées ont laissé place à une écriture sur l’humain et la nostalgie. Mais pas de quoi s’inquiéter pour les fans de la première heure puisque l’on pourra toujours retrouver des morceaux bluesy-funk comme ils savent si bien les faire (Devil Woman/Living in the City). Et c’est là qu’est la force de l’album, d’un morceau à un autre, on se retrouve à être emmené dans des registres totalement différents avec une facilité déconcertante.

 Quand bien même il faut noter que dans son ensemble « Flesh and Blood » est bien plus calme que ce que l’on a pu entendre de la part du jam, mais c’est toujours le groove qui reste le fil conducteur de l’album. Que ce soit avec la ballade qu’est Bullet Girl et ses superbes arrangements ou bien les sonorités électroniques et hypnotique du final de l’album  You’re Free, il y en aura pour toutes les oreilles.

 C’est un très bon album que nous offre là John Butler Trio, pas aussi bon que Sunrise Over the Sea, mais cela aurait été un exploit. Les amateurs se feront un plaisir de découvrir cet album en se plaignant peut-être du parti pris plus intimiste et du manque de morceaux plus énergiques dont le groupe nous avait habitués. On reste tout de même sur du lourd qui nous promet que du bon pour les prochains à venir. On a hâte de voir jusqu’où iront s’aventurer ces gars-là.


Ecrit par Jean Lapeyrie

pigiste à Midnight Coffee

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