Midnight Coffee
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GREAT CYNICS // I FEEL WEIRD

04.06.2015 // Ugo Thrier // 0 Commentaire

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Le nouvel album de Great Cynics est sorti le 18 mai, tu l’as eu avant tout le monde car tu l’as pré-commandé via le site de leur label  Specialist Subject Records. Et tu n’as pas eu le savon parfumé « hemp » estampillé au nom du groupe. Limité à quelques exemplaires, te laissant libre choix de prendre ta douche avec ou de le collectionner, destiné aux pré-commandeurs les plus rapides et avertis qui pouvaient, à l’heure donnée, se permettre  de ne pas attendre le début du mois d’après. Bravo, tu as fait exactement les mêmes erreurs que moi. Je me sens bizarre aussi, ne t’en fais pas.

Long story short,

La formule GC c’est des textes honnêtes sur de simples accords ouverts très répétés à se demander si Bidder en a appris d’autres mais dont on ne se lasse que très peu, joués dans différentes tonalités sur des rythmes binaires, trinaires avec d’innombrables envolées mélodiques parfaitement assaisonnées de breaks et de contre-temps comme on aime bien à Ugo-Land, le tout avec son nappage de voix aux envies Strummeriennes. 

Le Punk-Rock ça peut être très complexe quand on prête l’oreille. La bonne. 

 

Hôte-toi l’image de cette sombre merde qu’est « Holiday » ou  encore « Boulevard Of Broken Dreams » que les regrettés Green Day ont réussi à sortir de je ne sais quel cerveau complètement malade. (Je  parle souvent d’eux je sais. Je leur en veux d’être devenu ce qu’ils sont aujourd’hui. Je les aime bien avant 95’)Je te mets un lien en dessous pour que tu écoutes. Libre à toi de cliquer sur le bouton triangulaire qui signifie « lecture ». Ou « Play » si t’es bilingue. Tu remarqueras avec surprise que c’est classieusement badass à part si tu es en plein dans ton cursus Jazz au conservatoire comme mon ami Oscar Cardenas.

Félicitations, on ne pourra pas s’entendre autour d’une délicieuse Indian Pale Ale. C’était pour moi en plus.

Les compères ont pas mal tourné en Europe et ailleurs pour de multiples occasions, et reviennent d’un tour de 5 semaines en Australie où ils ont pu accompagner Apart From This (AUS), The Smith Street Band (AUS) et PUP (CANADA) avec la plupart de leur shows Sold Out. Deux suites de deux mots : Bravo messieurs. Hyper jaloux.

Le Compact Disc en mains,

IFW

On reste agréablement surpris, c’est d’une part très léger mais également très circulaire.  D’autre part, l’artwork  est plutôt réussi grâce aux photos de Jonathan Minto et cette jolie petite écriture provenant de la main de Lande Hekt, chanteuse de Muncie Girls. J’étais plus emballé par celui de « Like I Belong » mais ça ne reste que strictement personnel (il y a de jolies fleurs partout dessus)On l’introduit  dans sa chaine Hi-Fi. Tu te rappelles, les gros trucs souvent en trois parties que tu devais brancher, avec de grosses enceintes et des fils partout super emmêlés.

Je sais que ça paraît loin à l’heure du mini Bose transportable que ta petite soeur t’emprunte  en cachette pour aller fumer ses premiers joints avec ses copains au style hippie un peu douteux sur une plage le soir venu. Si tu n’en as pas, tu trouveras sûrement une voiture avec un lecteur CD, je ne m’en fais pas pour toi, tu es grand maintenant.

Le skeud démarre formidablement bien sur « Want You Around (Chunky) ». De mon opinion, un album de GC commence souvent avec un tube. Au moins on sait dès le premier titre à quoi s’attendre. Même s’il y a quelques embuches en chemin. Et c’est malheureusement pour moi le cas dans cette galette… L’album précédent « Like I Belong » était leur deuxième LP : Un long tube de 35 minutes. Un peu comme une rare pépite d’or trouvée près de la  Great Slave River, non loin du lac Athabasca alors que la rivière était sensée avoir tout avalé (Tu connaitras la valeur sémantique de cette phrase si tu lis mon prochain article. Auto-promotion oblige, c’est sûr que ça ne sera pas Sarah ou Mag qui la feront pour moi).

Mais revenons sur « I Feel Weird ». Pour ce troisième opus, on a le droit à un son beaucoup plus propre avec des niveaux beaucoup mieux réglés. On a cette réelle sensation de profondeur dans l’espace où chaque instrument se trouve à une place parfaitement définie. La voix de Giles est, comme à son habitude, très justement placée pour nous faire profiter de belles harmonies joliment maitrisées. La basse quant à elle reste très simple mais remplit sa tâche merveilleusement bien. 

Aucune petite futilité fleurie ne sortira donc du Orange Terror Bass de miss Cairns. On entend Iona chanter sur plusieurs titres. Je ne suis pas très fan de ces morceaux. Les parties batteries sont plutôt géniales mais je n’ai pas retrouvé le sourire béat que j’ai pu avoir en écoutant le skeud précédant. À savoir que Barett est un excellent batteur. Allez vérifier sur le titre « In My Head » (J’ai plus l’impression de faire une review sur l’album précédant que sur le principal intéressé, c’est infernal. J’espère au moins t’avoir donné l’envie de faire l’acquisition d’un des deux. Ou des deux. Y en a trois au total, tant qu’on y est…).

 J’essaie vraiment d’avoir un point de vue objectif, il tourne au moment où j’écris ces mots, mais je reste quand même déçu. Je suis limite dérangé par le côté cul-cul la pral’ qui était déjà très présent avant, mais mignon, qui devient relativement agaçant dans cet opus. Je ne garderai que trois titres qui m’auront plus: « Want You Around (Chunky) », « Lost In You » et « By The Sea ». J’ai attendu cet album avec impatience. Ils avaient même fait la release d’un petit deux titres super cool en décembre dernier sortit en K7 édition limitée « Lost &Found / Wet Feet » (encore deux tubes) qui m’ont encore plus encouragé à patienter.

En conclusion, ça me fait vraiment mal de lâcher ça comme ça, je ne me reconnais pas du tout, c’est un groupe dont je suis extrêmement fan, je m’en veux. Le principal bémol qui revient à chaque titre est que je n’y ai pas forcément retrouvé ce qui pouvait me plaire chez Great Cynics. Un mec qui chante simplement ses textes sur des chansons très simples et très catchy sans fioritures inefficaces. Il ne reste qu’à ta curiosité de se faire une opinion teintée de fête en live le 22 juillet à Paris (à définir) avec Sundials (US) et Haters (UK) où ils défendront cet album avec, j’en suis certain, une bonne humeur outrancière.

Et puisqu’il y a un parfum d’été à l’extérieur et que t’es plutôt sympa, je te laisse découvrir un de mes titres préférés. Ça s’appelle Letting Go.

Merci pour ta délicate lecture.

 


Ecrit par Ugo Thrier

Je suis Ugo, j'écris des trucs de temps en temps quand c'est susceptible d'être intéressant. C'est susceptible de t'intéresser si t'aimes bien l'actualité un poil plus underground et un poil en retard. Je suis susceptible. Je joue aussi dans un orchestre amplifié. Le lien est en dessous. Une bise.

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