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Interview : rencontre avec le duo Lyonnais Erotic Market

16.09.2013 // Gregory Guilloth // 3 Commentaires

Erotic Market

L’interview :

Je vais vous parler aujourd’hui d’une des dernières signatures du label Jarring Effects, dont j’ai déjà parlé auparavant pour leur excellent EP « Erotic Market ». Ils ont joué à la dernière édition du festival les Nuits Sonores, ils préparent un album et c’est avec un peu de stress, mais aussi une très bonne humeur que je me rend au Glazart. Il est 19h le temps à Paris est plutôt médiocre pour une fin d’été, mais on s’y fait, je me dirige vers la loge afin de rencontrer Marine et Lucas.

Où vous êtes vous connu ?

Lucas : Alors, on avait déjà un groupe commun avant, composé de cinq personnes, cela à durer six ans, moi je suis arrivé en cours de route donc trois ans et on a arrêté le groupe pour créer ce nouveau projet.

Qu’est-ce qu’il évoque pour vous ce supermarché érotique ? Pourquoi ce nom ?

Marine : A la base c’est un hasard, j’ai vu ça sur une pub pour un magasin qui vend des produits érotiques, ça ma beaucoup fait rire et en fait on s’est rendu compte que ça évoque plein de trucs, un truc très vulgaire ou au contraire quelque chose qui peut être perçu comme le marché de l’amour, puisque « éro » évoque l’amour. Et puis en même temps un truc de commercialisation comme on est dans une époque où tout ce monnaye , tu monnaies ton corps, tu monnaies ton art… et puis voilà du coup ça nous parlait à la fin au lieu de seulement nous faire rire, au final ça évoque des choses intéressantes.

Quel style vous colle le mieux à la peau ?

Lucas : On n’est pas les meilleurs juges (rires).

Marine : Il y a des gens qui disent plutôt « glitch/pop », moi je connaissais pas, mais quand on m’a expliquer ça avait l’air de coller.

Le style Uk Garage vous correspond aussi un peu ?

Marine : Apparemment oui, mais après il y a aussi vachement d’influence hip-hop. C’est vrai que c’est difficile de déterminer un style aujourd’hui tout le monde mixe tout, même dans la mode les gens mixent…

Quelles sont vos influences ? Vous vous sentez proche de quels artistes ?

Lucas : Je suis pas sûr qu’il y ai un artiste en particulier qui nous inspire, du moins pas en rapport direct avec Erotic Market.

Marine : Oui c’est ça, mais par exemple moi Erykah Badu elle m’inspire, dans son art de vivre, comment elle fait sa musique…

Lucas : Moi je n’ai pas vraiment d’artiste comme ça qui puisse m’inspirer, peut être des gens comme « Björk » ou même dans une toute autre musique : « Miles Devis », ce sont des artistes que j’aime depuis très longtemps et qui reste là.

Votre signature sur Jarring Effects a été bénéfique pour vous ?

Marine : Oui, carrément !

Lucas : Oui, ils sont arrivés à un moment où notre projet était tout jeune, du coup on a eu besoin de construire une équipe autour de nous, ils ont travaillés cela avec nous.

Marine : On a pu faire un EP, on a pu avoir tout de suite un tourneur, être accompagné sur Bourges. Clairement, on a eu tout ce qu’il nous fallait.

Lucas : On a eu l’accompagnement au sens large, on en avait besoin et ils sont intervenus sur beaucoup de plan, de différentes façons plus ou moins importante. Et puis Jarring Effects ce n’est pas seulement un label, ils font beaucoup de choses différente et notamment du tour, de l’organisation d’événement… ils ont plein de facette différente et du coup nous aident sur plusieurs points et pas simplement sur la question du label.

Que pensez-vous de la scène musicale Lyonnaise actuelle, qu’elle y est votre place ?

Marine : Je pense que c’est plus hip-hop, mais tout ce confond maintenant. Après, il y a le festival les Nuits Sonores qui est quand même un festival important. Il y a aussi pas mal d’électro, pas mal de bon hip-hop depuis quelque temps et puis il y avait Ground Zero qui programmait pas mal pendant un moment.

Justement, le fait qu’il y ai des artistes comme Gesaffelstein ou Woodkid qui viennent de Lyon ça vous donne envie ?

Lucas : Oui, en même temps pour nous ce ne sont pas des muses, mais je pense qu’il y a un certain bouillonnement à Lyon qui ce fait plus qu’à une certaine époque, parce que la population a pas mal été brassé du fait que des entités comme Ground Zero ou les Nuits Sonores ont participé à ce que ça bouge. Maintenant, il y a beaucoup plus de créativité qui se fait par rapport à avant et du coup on est plutôt content d’en faire partis.

Vous êtes en train de préparer votre premier album, comment le ressentez vous ?

Marine : Pas tant de pression que cela au final, ça peut aller… (rires)

Lucas : En fait les choses vont assez vite, on n’a pas beaucoup de temps non plus, on a un peu la tête dans le guidon (rires). La pression ce fait surtout au niveau du temps, il faut qu’on produise l’album dans les temps. Après, en terme de fond artistique ça c’est plutôt bien passer.

Beaucoup d’artiste s’expatrie de leur lieu de vie pour quitter toutes les habitudes et augmenter leurs créativités le temps de créer un album, en ressentez vous le besoin ?

Marine : Un peu oui, par exemple au mois de Juin on devait finir de composer et j’avais absolument rien à dire, rien à chanter, c’était un peu le néant… et je suis partie à Londres, ça ma fait un déclic et cela a bien marcher. Donc effectivement c’est important d’aller se perdre loin du quotidien pour ce nourrir et faire revenir la créativité.

Lucas : Moi de façon générale je sais que d’aller dans les grandes villes étrangères vraiment active ça me nourris à mort, ce sont des moments où ça me stimule énormément. Donc, oui il faut le faire et on en a besoin.

Vous avez choisi comme beaucoup de monde aujourd’hui le support numérique pour la distribution de votre musique, pensez-vous que le support physique ce meurt comme on l’entend beaucoup dire ?

Lucas : Bah nous déjà on a aussi le support vinyle, mais après je pense qu’il y a la place pour les deux, mais que ça ne vise pas le même public, d’un côté tu as raison, mais je suis pas sûr que le support physique ce meurt, c’est juste que la part du support digital par rapport à celle du physique évolue, mais ça n’empêche pas je pense, qu’on ressortira toujours des disques au format du CD ou vinyle parce qu’il y a quand même un public pour ça, simplement il est minoritaire par rapport à avant. Moi je fais partie de cette minorité qui reste attaché au support physique et qui revient un peu avec la mode du vinyle, que le médias soit un fichier ou un CD ne change pas grand-chose, seulement le CD qui donne l’avantage de ramener un objet chez soi, c’est peut-être un peu plus sexy que d’avoir un simple fichier. D’autant plus avec tout le travail visuel qu’il y a derrière, qui fait partie de l’univers du groupe.

Et comment vous le voyez l’avenir, vous imaginez quels supports dans quinze ans ?

Marine : Je pense que le vinyle vas plus se développer.

Lucas : Ou au contraire retomber… CD et vinyles je ne les vois pas trop évoluer à l’avenir, je pense que ça va continuer en parallèle l’un comme l’autre et après le numérique va surement évoluer dans ses qualités.

Marine : Les gens vont surement faire de moins de moins d’album par contre, mais je ne sais pas j’ai l’impression que ça va plus aller vers le single et la vidéo. Peut être qu’on va revenir à des trucs comme le dvd, parce que c’est les clips maintenant qui sont importants.

Lucas : Le Blue-ray… (rires). C’est sûr que ces histoires de médias ce que ça a pas mal changer, c’est qu’effectivement il y a peut être plus beaucoup de personnes qui écoute un album entier du moins ceux qui l’écoutent sur le support digital, ils écoutent plutôt des playlists avec plein de choses et ça change vachement les habitudes d’écoute. Du coup il y a vraiment deux types de public, il y a ceux qui qui sont dans la playlist et qui écoute des trucs différents et l’autre qui achète le support physique qui a priori va écouter l’album comme un tout.

Marine : Peut être que dans le futur, on fera des clips avec tous les titres d’un album, on le mettra sur youtube et le concept sera de regarder l’album plus que de l’écouter, ce serait un peu le règne du visuel.

Quel est à ce jour votre meilleure date de live ?

Marine : Pour moi c’est la première partie de Skip & Die à Lyon à L’épicerie Moderne. Etant donné que ça collait esthétiquement et quand tu fais la première partie de gens qui ont du succès ça te fous un espèce de coup de fouet, tu décuples ta performance et puis ils étaient vraiment sympa, ça reste un bon souvenir.

Votre date aux Nuits Sonores était aussi une date importante ?

Marine : Oui, c’était très cool.

Lucas : On connaissait déjà un peu hyphen hyphen, on avait déjà joué avec eux, donc oui c’était vraiment cool.

Qu’est-ce que vous buvez comme café ?

Lucas : Moi j’en bois pas (rires) potentiellement je mange plutôt le café que je le bois, c’est plutôt de la glace au café ou un gâteau au café.

Marine : Moi je bois n’importe quel café, sauf le soir je bois du décaféiné.

Le Live :

Une fois l’interview terminée, je patiente jusqu’à l’heure du concert pour assister à leurs live que j’attend avec impatience. 21h les tests sont terminés et le show commence, Erotic Market est en place !

Le groupe fait vraiment sentir quelque chose au public, la chanteuse est réellement captivante ce qui fait que l’on rentre tout de suite dans la musique et cela donne envie d’écouter, par-dessus tout le public est réceptif et plutôt bouillant malgré la température qui a bien chutée.

En conclusion, c’est une bouffé d’air frais et c’est avec quelques frissons de bonheur, que j’ai assisté à l’excellent live de Erotic Market que je vous recommande chaudement.

Le Groupe :

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Ecrit par Gregory Guilloth

Passionné de musique, je partage et critique pour vous les dernières actualités musicales à travers la rédaction sur Midnight Coffee.

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