Midnight Coffee
le webzine sur l'actu musicale et artistique


Jesu – Every Day I get closer to the Light … : De la lumière

08.10.2013 // Jean Marquier // 0 Commentaire

jesu-live

Jesu revient, Jesu revient … Depuis 2003, le groupe de post-metal anglais Jesu, formé sur les cendres des pionniers du métal industriel Godflesh, explore des contrées lumineuses, aériennes, mais aussi lourdes et envahissantes, multipliant les morceaux longs, langoureux et ronronnant comme un chat mécanique géant partant dans l’espace. Oui, j’ai le sens de la formule.

Jesu_cover_everyday

On pourrait penser que Jesu ont un style à eux, se basant sur de grands coups de guitare planants et lourds à la fois, et une voix avec beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d’écho d’écho d’écho. Cependant, ce n’est pas le cas dans leur dernier opus, Every Day I Get Closer to the Light From Which I Came, ou plus court, EDIGCTTLFWIC.

Comme ça se prononce.

En l’occurrence, ce nouvel album, fruit du producteur/homme versatile de qualité Justin K. Broadrick, se focalise d’ailleurs plus sur les sons clairs, les cuivres et le piano notamment. Le brouillard abrasif de Jesu s’affine et devient d’ailleurs beaucoup plus percutant comme cela. Ça donne même au son Jesu un certain côté épique.

De plus, la récente reformation de Godflesh a l’air d’avoir poussé Broadrick à pousser plus du côté industriel, notamment sur Homesick et sa batterie très froide et directe. Cet album reste donc quand même assez hermétique, car il n’a pas la directivité des premiers efforts de Jesu. Si ça reste déjà répétitif jusqu’à la trance, c’est moins évident de rentrer dedans. Mais quand on rentre, sa mère la C’est probablement l’album le plus complexe pour Jesu, mais aussi celui dont la réécoute s’avère la plus passionnante.

Every day …, est un album qui se mérite, et si vous ne connaissez pas Jesu, ou plus généralement n’êtes pas familiers avec le métal atmosphérique, je ne vous conseille pas trop cet album. Cependant, quand vous vous jetterez dessus, vous comprendrez la puissance sonore et la magnificence qui s’en dégage. C’est un superbe album, maîtrisé et riche. Je ne me remets toujours pas du mastodonte The Great Leveller, dix-sept minutes et demie de pure folie.

Un superbe album, seulement parfois complexe à appréhender.


Ecrit par Jean Marquier

Puisque je fais du son, je peux le critiquer, parce que j'ai un alibi. Nananananère. Aussi, j'ai un twitter et je suis tarnais. Castrais, plus précisément. Oui c’est hilarant, chut. Et musicien avec un interêt particulier pour les musiques étranges, expérimentales, tout ce qui se fait de bien quoi.

D'autres articles de Jean Marquier



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Back to Top ↑