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Motörhead n’est pas mort !

12.11.2013 // Jean Lapeyrie // 0 Commentaire

Motorhead-Aftershock

Pas la peine de faire la bio de Motörhead et de son leader charismatique Lemmy. Légende du rock existant depuis plus de 37 années ils viennent de nous sortir Aftershock et de confirmer une 21ème fois que dans le monde du rock Motörhead n’a plus à faire ses preuves. L’album sorti chez UDR est un bon coup de fouet après les prédécesseurs qui furent un peu enregistré à la va-vite et de ce fait moins puissant par rapport à ce que pouvait nous offrir le power trio.

Là par contre, c’est prestige, service royal ! C’est propre, bien construit avec les habituels coups de tatanes dans la gueule donnés cette fois-ci par End of time et Paralyzed. Ça attaque sévère avec Aftershock comme on pouvait s’y attendre, mais le power trio, n’est pas qu’un groupe de bourrins jouant avec le larsen et flirtant avec la limite de surchauffe des amplis. Et ce sont sous plusieurs pistes qu’ils nous en font la démonstration. Dust and Glass et son côté ballade rock accompagnée de la voix enrouée de Lemmy, ou bien Crying Shame un bon gros blues bien couillu comme on en entend que rarement en sont de bons exemples.

Bon après comme à leur bonne habitude Motörhead se plagie lui-même, mais c’est tellement bien fait que réécouter un Aces of Spades ou Overkill contemporain ne peut faire que plaisir. Du coup ça sera avec un bon hochement de tête et une jouissance musicale contenu que l’on pourra se défouler sur la déflagration de testostérones que sont Going to Mexico et Queen of the Damned.

C’est donc malgré un état déplorable que Lemmy continu à nous faire vibrer avec sa musique, puissante et savoureuse. Aftershock c’est du bonheur en boite pour les amateurs du genre et Dieu sait qu’ils sont légion. En attendant, on ne peut qu’espérer un bon rétablissement à l’icône du rock en lui envoyant par courrier sa tisane quotidienne : 1L de Jack Daniels, 1g d’héro’ et 1g de speed. Va savoir d’où viennent ses problèmes de cœur au bougre. Fight, fight Lemmy, on t’attend au tournant. Au pire, tu pourras avoir « Je suis une légende » comme épitaphe.

 


Ecrit par Jean Lapeyrie

pigiste à Midnight Coffee

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