Midnight Coffee
le webzine sur l'actu musicale et artistique


Rien – 2 : De Rien, Merci.

22.10.2013 // Jean Marquier // 0 Commentaire

RIEN-2_cover

On l’aurait presque pas vu venir, celui-là. Sortis de Grenoble, voilà que Rien nous gratifie de la suite de leur bon 3 qui était sorti en 2010, à savoir 2. Rien, c’est un des groupes de post-rock les plus imaginatifs et fantasques de notre bô pays, tant et si-bien que l’étiquette post-rock colle aussi mal qu’un sticker panini bouilli. Rien, c’est juste Rien. Et Rien d’autre.

RIEN-2_cover

La première chose qui m’a frappé, c’est la dimension électronique très prégnante dans cet EP 4 titres, bien plus que dans leurs précédents ouvrages sonores, plus ornementés rock véner et jazz. Faut croire que l’expérience Câlin (side project d’électro de quelques membres du groupe, auteurs cette année d’un EP d’une qualité indéniable, Menaces & Opportunités) a mis du nouveau grain à moudre dans le style des Grenoblois. Et si c’est déroutant au premier abord, ça devient très vite quelque chose de séduisant. Car la force de Rien, c’est leur capacité à faire feu de tout bois, de percussions en passant par les cuivres jusqu’aux synthétiseurs.

La versatilité de l’album peut, conséquemment, le rendre abstrait voire hermétique, mais on s’en bat les couilles. Parce que 2 s’écoute comme un objet étrange, comme tous les albums de Rien. Et si bien évidemment, parce que je suis un sale puriste, j’ai toujours une préférence pour le quasi-parfait Requiem pour des Baroqueux (disque qui m’a introduit au Post-Rock avec le Young Team de Mogwai. Oui j’ai une histoire, fermez-là), 2 va dans une direction qui permet encore à Rien de jouer avec nos nerfs auditifs, dans un mouvement délicieux de genres. Que ce soit le très puissant Autobahn Love (lien bandcamp ci dessous), dramatique et dans ta face, ou le ambient-esque et presque effrayant Interstellar Drift (Where the Fuck is Earth ?)

2 by RIEN

Car s’il est court, il est riche, ce 2. Looters will be shot a des relents jazz-fusion étrangement pas prétentieux et pénibles (pour du jazz fusion, avouez que c’est une certaine forme d’exploit), et le tripartite La Chute de Satan, achève en beauté cet EP. C’est un morceau ubiquiteux, passant de l’ensemble d’harmonie et du chant lyrique aux percussions tribales en mélangeant ça au post-rock le plus sous pression. Un tour de force stylistique et musical. On va partout. Avec Rien.

2 est un retour en force pour Rien, bien décidés à parachever leur œuvre bizarroïde avec une originalité et une imagination toujours aussi débordante. Et il me tarde d’écouter 1.

Voilà. Vous trouverez à prix libre ce EP sur le site de leur merveilleux label, L’Amicale Underground, qui a le chic de la programmation et le swag du site internet. Sautez, mes amis, sautez.


Ecrit par Jean Marquier

Puisque je fais du son, je peux le critiquer, parce que j'ai un alibi. Nananananère. Aussi, j'ai un twitter et je suis tarnais. Castrais, plus précisément. Oui c’est hilarant, chut. Et musicien avec un interêt particulier pour les musiques étranges, expérimentales, tout ce qui se fait de bien quoi.

D'autres articles de Jean Marquier



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Back to Top ↑