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Siestes Electroniques Insomniaques : La Colonie de Vacances

09.07.2013 // Jean Marquier // 0 Commentaire

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Le 27 juin, ça allait. Pour dire, j’avais terminé les exams et un festival merveilleux commençait, Les Siestes Electroniques, à Toulouse (et en ce moment à Paris jusqu’à la fin du mois de Juillet), festival généralement gratuit et d’habitude porté, comme son nom l’indique, sur les musiques électroniques (en tout cas, aventureuses). Toutefois, l’ouverture de ce festival programmait quelque chose que je souhaitais expérimenter absolument : La Colonie de Vacances.

Qu’est-ce que c’est que la colonie de vacances ? C’est l’association de quatre groupes :

Papier Tigre

Pneu

Marvin

et Electric Electric

Autrement dit, certains des meilleurs groupes français actuels. Qui n’ont pas tellement le même registre. Et tout ça EN MÊME TEMPS.

Et c’est dans un Jardin de Compans Caffarelli abreuvé de soleil que la déflagration a eu lieu, après un DJ set introductif de qualité, les quatres groupes prennent place chacun de leur côté. Personnellement, vu le monde qu’il y avait, j’étais légèrement plus proche d’Electric Electric que du reste, mais il n’empêche que la puissance quadriphonique est restée intacte (Chapeau les ingés son)

siestes_quadriphonie_twitter

(Photo twitter @Lessiestes, au premier plan, Papier Tigre, au fond à gauche, Marvin, au fond du fond à droite, Pneu)

Après une introduction flamboyante, Papier Tigre ouvre le bal avec Restless Empire, un classique. Cependant, une chose frappera, ce n’est pas un simple jeu d’enchaînement (Chacun joue son morceau), mais les morceaux classiques de chaque groupe sont rejoués à l’unisson par l’ensemble, transcendant la création originelle. Les riffs précis de Papier Tigre s’amplifient, l’aspect hard rock synthétique de Marvin prend plus de corps, les hystéries Pneu-iennes sont encore plus puissantes (Mention spéciale à la rendition jouissive du morceau Grill your Eyes) et les transes d’Electric Electric deviennent shamaniques au possible.

Et comme si cela ne suffisait pas, ils mélangent les morceaux des groupes à des instrumentaux créées spécialement pour l’ensemble, un mélange de rock psychédélique répétitif et de transe qu’on pourrait assimiler un peu à du space rock mais pas trop quand même. Tout cela puissamment sonorisé et agencé, tirant parti de la quadriphonie avec brio.

Siestes_Elec_2013_AffSi je n’ai pu, fâcheusement, suivre l’intégralité des festivités, ce concert là justifie à lui tout seul pourquoi les Siestes Électroniques vous laisseront insomniaques. Et c’était très loin d’être fini, puisque des artistes comme Cut Hands, Dscrd, Polar Inertia ou encore Bipolar étaient à venir.

 Et s’il fallait une dernière preuve que cette nébuleuse noise rock française regorge de merveilleux artistes, la voici.


Ecrit par Jean Marquier

Puisque je fais du son, je peux le critiquer, parce que j'ai un alibi. Nananananère. Aussi, j'ai un twitter et je suis tarnais. Castrais, plus précisément. Oui c’est hilarant, chut. Et musicien avec un interêt particulier pour les musiques étranges, expérimentales, tout ce qui se fait de bien quoi.

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