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Tous en Short : L’interview de Martin Legall

13.01.2014 // Thomas Ferrandes // 0 Commentaire

Martin_actu

Martin Legall est définitivement un mec cool. Ni plus, ni moins. Accessible et souriant malgré l’emploi du temps très serré qu’avait réservé l’organisation aux membres du jury, le président de cette deuxième édition du Festival Tous en Short a pris le temps de répondre à nos questions, dans la joie et la bonne humeur.

Salut Martin! Pourquoi avoir accepté de présider ce jury ?

J’étais venu l’an dernier pour faire une rencontre avec les étudiants du BTS de Cannes dans le cadre de la tournée promotionnelle de mon premier long-métrage et l’idée de ce festival m’avait vachement plu puisque moi aussi j’ai fait un BTS par le passé. J’avais trouvé l’école super dynamique, des jeunes vraiment intéressants avec une vraie curiosité. J’ai donc gardé un très bon souvenir de cette rencontre et à l’issue de cette dernière, ils m’ont proposé de revenir l’année d’après pour participer au jury, invitation que bien sûr j’accepté.

Tu a fait quel BTS ?

Celui de Saint Quentin en Yvelines, où j’en suis sorti en 2001.

Tu connaissais les autres membres du jury avant aujourd’hui?

Pas du tout ! Donc c’est rigolo, ça permet de faire des rencontres.

C’est assez intéressant d’avoir des membres constituant le jury venant d’horizons et de spécialités complètement différentes.

Ouais, les discussions vont être super intéressantes lors des délibérations puisque qu’il a un chef opérateur, une script, un comédien et un steady-camer. Ça va faire un débat assez animé!

Au vu de la première partie que l’on vient de voir (nldr. Les films hors compétition), tu penses quoi de la qualité proposé ?

Techniquement, c’est assez bluffant, je me rappelle des films que l’on faisait étudiant, c’était bien moins abouti.

Le choix va être difficile non ?

Ouais, ça va être difficile (rires).

D’ailleurs, vous allez juger les films selon quels critères ?

Et bien… Selon des critères que non allons définir (rires). On s’est dit que nous allions mettre une note sur 5 à chaque film mais je pense que l’on va surtout marcher au coup de cœur.

Sur la partie hors-compétition, des préférences?

Ben… Je suis un peu emmerdé parce que j’hésite entre deux !

J’aimerai revenir sur ton premier long-métrage, Pop Redemption, qui raconte les déboires d’un groupe de black-metal. D’où t’es venu l’idée ?

C’est le télescopage de deux anecdotes. La première, c’est que j’ai tourné un cours métrage sur l’ambiance des coulisses d’un spectacle de théâtre. On n’avait pas beaucoup d’argent et pour faire manger tout les monde, on avait trouvé un plan genre restaurant d’entreprise. Comme c’était assez speed, on n’avait pas le temps de démaquiller tout le monde, les décostumer… Donc tous les comédiens y allaient en costume… Et j’ai gardé cette image assez improbable de mes comédiens en vieux costume baroque dans un self d’entreprise au milieu de gens en costume cravate.

Et peu  de temps après, j’ai bloqué sur les affiches d’une campagne de pub pour l’Eurostar. Il avait repris des pochettes d’albums des Spice Girls, des Beatles… Avec des sosies un peu raté. Et les photos étaient super drôle parce que les mecs avaient un espèce d’air de Paul McCartney… Mais c’était complètement raté. Je me suis arrêté sur celle des Beatles et j’ai gambergé en me disant « mais si c’était des vrais mecs dans la vie, que pourrait être leur histoire? ».

Tu comprends aussi que dans la culture metal,  ce film ai reçu un accueil mitigé ?

La première chose, c’est qu’on n’ait pas fait un film sur la communauté metal, c’est pas un documentaire. On se sert juste de ce contexte pour faire rire. On aurait pu prendre un groupe zouk qui fait du reggae. Ce qui était intéressant, c’est le grand écart entre Black Metal et Pop, c’était le fondement de ce projet. Mais effectivement, on a eu les deux échos de ces spectateurs là. Mais globalement, même les personnes qui n’ont pas apprécié ce film, j’ai l’impression qu’ils ont plutôt était d’accord pour dire qu’on avait assez bien respecté les codes du genre. On s’était bien documenté avant de se lancer là-dedans.

D’ailleurs, dans les remerciements, il y a pas mal de consultants, notamment Steeve de Zuul FX.

Ben c’était important pour nous d’être crédible sur cet univers là parce qu’il fallait croire à ces personnages là, croire en leur problèmes.

Il y a aussi dans ce film une sorte d’hommage à peine masqué au Beatles, non ?

Ouais, j’suis fan des Beatles et de musique en général. Comme l’idée du film était de faire un grand écart, on a choisi deux emblèmes diamétralement opposé.

Il y a aussi des phrases de Ringo Starr ou de Paul McCartney qui reviennent souvent dans ton film

C’est un truc de fan mais j’espère que ça ne gène pas la narration. Par exemple, j’ai mon fils de dix ans qui n’y connait rien aux Beatles et ça ne l’a pas empêché apprécier le film.

J’ai lu dans plusieurs interviews de toi qu’avant ce film, tu étais complètement étranger à la scène métal. Et maintenant ?

Je me mets à en écouter ! Dernièrement, on m’a passé le dernier Dagoba qui m’a intéressé. Je ne l’écoute pas en boucle mais je l’ai écouté en entier. J’ai découvert aussi un groupe de black metal atmosphérique. C’est deux gars australiens qui enregistrent ça dans leur chambre. C’est assez étonnant, ce mélange de musique planante avec la brutalité du black metal. C’est une découverte que je n’aurais jamais fait avant par exemple.

Pour finir, tes projets futurs ?

On avait commencé un long métrage, un film en costume qui se passe dans les années 1900. C’est un projet qu’on va mettre du temps à écrire car il est très ambitieux. Du coup, en parallèle,  je lance pleins de projets différents. J’essaie de mettre un maximum de casseroles sur le feu (rires).

Propos recueillis lors du festival Tous en Short le 03 Janvier 2014


Ecrit par Thomas Ferrandes

rédacteur à Midnight Coffee.

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