« Angles » de The Strokes.. Création chaotique ou album incontournable ?

Ça y est, le nouvel album des Strokes est enfin sorti ! Après avoir été mis en écoute sur le site des New-Yorkais, « Angles » est arrivé dans les bacs lundi dernier, répondant à une attente de plus de cinq ans. Et cinq ans, quand on est le groupe qui a sauvé le rock, c’est long, surtout pour les fans. Bien sûr, cette période fut éclairée d’albums solos, de participations, de concerts. Mais rien ne sonnait comme les Strokes qu’on aime, entre noirceur effrenée, grasse réalité et métaphores alambiquées.

De la création originale à la déception fanatique.

Alors, les commentateurs se rabattirent sur les rumeurs. Il faut dire que la gestation de « Angles » n’en a pas manqué : changement de producteur,  Albert Hammond Jr qui rate le début des sessions d’enregistrement pour cause de désintoxication.. Et même unJulian Casablancasqui se désintéresse du processus de création, lui qui, sur les trois albums précédents, en était le moteur.. Pour « Angles » , il va jusqu’à faire ses voix dans un studio séparé, avant de les envoyer par mail à ses compères.

Une naissance douloureuse, qui ne laissait donc pas présager le meilleur. Et quand apparut sur la toile Under Cover of Darkness, premier single éloigné des compositions habituelles des Strokes (qui vont même jusqu’à reprendre des rythmiques vieilles de plusieurs décennies pour ce titre, un comble pour « les sauveurs du rock »), la messe fut vite dite. Les observateurs étaient d’accord : ça n’allait pas être un bon cru. Ça n’allait pas être ce qu’on attendait d’eux.

A la découverte d’un nouveau son des Strokes.

La surprise d’un son (presque) nouveau pour les Strokes, l’apparente incohérence, le fait que Casablancas se soit tenu en retrait lors de la composition : tout a été utilisé pour montrer à quel point « Angles » devait être mis au ban. Un album de trente minutes, vite écouté et vite chroniqué, délaissé comme un vieil ami croisé dans la rue et qui n’a plus rien d’intéressant à nous dire. Une vindicte généralisée, cabale faite à chaud, sans recul. Ce n’est pas que c’est mauvais, c’est juste que ça sent l’album bâclé et c’est décevant. Pour autant, l’album reste agréable et le morceau « Life Is Simple In The Moonlight «  est un bijou.

Bref, le bilan d’un album attendu au contenu mystérieux dont la pochette reprend des illusions célèbres. C’est sûrement un message : « Angles » n’est qu’un mirage, une tromperie qu’il faut vite oublier. Il est d’autant plus étrange que l’album le plus lumineux des Strokes ait été écrit au moment le plus sombre de l’histoire du groupe.. Affaire à suivre.

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