Même après les JO, les Britanniques font parler d’eux

Voici de(ux) bonnes nouvelles sous l’Union Jack !

1) Après le hiatus de Bloc Party en 2009 pour permettre notamment à son leader Kele Okereke d’enregistrer son album solo, de sérieux doutes persistaient quant à une éventuelle reformation. Des doutes définitivement écartés avec « Four« , un quatrième opus tout en puissance.

Retour au rock

Sous l’influence de son chanteur, le groupe s’était quelque peu perdu avec « Intimacy » (2009), où les guitares avaient été délaissées au profit d’un son plus « électro ». « Four » marque le retour de vrais instruments et remet ainsi Bloc Party sur les rails du rock. Le titre « 3×3 », notamment, fait partie des compositions les plus dynamiques jamais enregistrées par le quatuor.

Un jeu des extrêmes maladroit

Principal bémol sur cet opus cependant: une succession de titres soit très dynamiques ou, au contraire, très lents. Ce jeu des extrêmes inflige une incohérence certaine à l’album. En effet, l’énergie gagnée sur « Truth » par exemple se perd instantanément lorsque débute le traînant « Healing ». Sans compter que les chansons plus calmes sont les moins inspirées. C’est le cas notamment de « Real Talk » qui aura sans doute du mal à séduire le public.. Au milieu des extrêmes, on retiendra « Octopus » qui joue le rôle de pondérateur avec ses guitares frénétiques et sa mélodie pop et accrocheuse.

2) On continue avec Muse n’en finira pas de surprendre encore ses fans avec son sixième album. Intitulé The 2nd Law , le nouvel opus du trio anglais sortira le 1er octobre prochain. Mais trois titres sont déjà disponibles à l’écoute. Si le premier extrait Survival (hymne officiel des JO de Londres) était dans la droite lignée de son précédent album, le second extrait Unsustainable en avait surpris plus d’un avec une influence venue du dubstep.

Un changement risqué..

Mais voilà qu’un troisième extrait vient d’être révélé. Intitulée Madness, la chanson devrait une fois encore faire grand bruit tant elle surprend. Les riffs de guitares se font discrets, le chant est langoureux et les arrangements électroniques se taillent la part du lion. Un titre très éloigné des morceaux les plus emblématiques du groupe ou se mêlent souvent musique classique et guitare électrique. Autant dire que le groupe semble bel et bien tenir sa promesse de réaliser un album très divers et qui mieux placé que le leader Matthew Bellamy pour décrire Madness«Une croisée éléctronique entre I want To Break Free et Faith -de Queen et George Michael ndlr-» avait-il déclaré au magazine britannique NME. Au moins nous sommes prévenus.. Affaire à suivre !

Quoique habituel !

Mais si cet ovni musical déstabilise certains fans de la formation rock, elle ne caractérise peut-être pas l’ensemble de l’album. Le groupe a en effet déjà habitué ses fans avec des chansons aux directions radicalement différentes. Ce fut le cas avec les titres Supermassive Black Hole dans l’album Black Holes and Revelations (2006), ou encore Undisclosed Desires dans The Resistance (2009).

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