LE CSA CHOQUE PAR LE CLIP D’INDOCHINE OU L’HOPITAL QUI SE FOUT DE LA CHARITE

A en croire les chaines nationales d’information, College Boy, le nouveau clip d’Indochine, a choqué une bonne partie de l’opinion publique. Que l’opinion publique soit choquée, cela n’est pas vraiment étonnant, puisque très sensible dès lors qu’il s’agit de voir la vérité retranscrite sur les écrans, elle crie au scandale. En revanche, la réaction du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), chargé de garantir la liberté de la communication audiovisuelle, est plutôt hilarante. En effet, alors que tout au long de la journée sont diffusés des programmes conduisant à détruire le cerveau des téléspectateurs pour mieux les abrutir (ou les manipuler), l’autorité administrative indépendante chargée de réguler les médias s’apprête à censurer un clip d’Indochine qui décrit une réalité consternante.
Si le clip est assez choquant, il semble tout de même exagéré d’envisager sa censure jusqu’à 22h, au motif qu’il retranscrit sur les écrans une triste réalité, d’autant que des films délivrant de la violence gratuite sont diffusés sans que cela ne pose le moindre problème.

Pour calmer le jeu, Nicola Sirkis a publié un message dans lequel il dit que ce clip n’est pas à montrer aux enfants sensibles.

Ci-joint, vous aurez l’occasion d’écouter les propos très cohérents (bien sûr) de Françoise Laborde, membre du CSA , lors d’une interview donnée sur les ondes dEurope 1 en ce jeudi 2 Mai.
(J’aime bien notamment « ce n’est pas une œuvre d’art, c’est une chanson ». Tout de suite, nous comprenons bien mieux pourquoi le monde de la musique populaire ne rime à rien).

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