Placebo revient « fort comme l’amour »

Un an après le prometteur EP, B3, Placebo a sorti, lundi 16 septembre, son septième album, Loud like Love. Plusieurs fois interviewés durant sa composition, les membres du groupe avaient annoncé que musicalement, il fallait s’attendre à quelque chose de différent par rapport à leurs six précédents opus.

Le titre d’ouverture, Loud like Love, est assez décevant. Si le riff d’introduction est plutôt intéressant, les accords à la croche venant ensuite sont assez grossiers, tout comme les paroles de Brian Molko, qui nous a habitués à beaucoup mieux jusqu’à présent. Malgré son chant assez entraînant et son refrain entêtant, la chanson éponyme n’est pas très convaincante. Scene of The Crime, lancée par des applaudissements, montre que de nouveaux horizons musicaux sont explorés. Toutefois, si les deux premières minutes de cet extrait sont plutôt accrocheuses, la fin est bien moins agréable, car on a l’impression que le groupe se perd dans des contrées infernales avec, notamment, un sample à la Rihanna. Too Many Friends, le premier single, est du pur Placebo. Une structure couplet/refrain/couplet/refrain/pont/refrain, tout à fait classique, mais efficace. Hold on to Me, tranchée par le violon de Fiona Brice, et terminée par les murmures bouddhistes du chanteur androgyne, est une merveille. Malheureusement, Rob the Bank, qui vient ensuite, est pénible à écouter. A Million Little Pieces, s’inscrit dans les bonnes chansons de l’album, tout comme Exit Wounds, purement alternative. Malgré sa bonne ligne de basse, Purify, qui pourrait être un single, n’est pas à la hauteur des tubes Special K, The Bitter End ou Pure Morning. Begin the End, dont la structure rappelle un peu Radiohead, est une réussite. Son texte, très touchant, nous rappelle que Brian Molko sait faire de la poésie. La mélancolique Bosco, dominée par le piano, clôt honorablement la galette.

Globalement, si les membres de Placebo nous montrent qu’ils sont encore capables de composer de bonnes chansons, ils nous font aussi comprendre qu’ils sont finalement meilleurs pour faire ce qu’ils ont toujours fait jusqu’alors, à savoir du rock alternatif. Cependant, même si le tout n’est pas aussi convaincant qu’un Without You I’m Nothing, cet album montre que le groupe a fait preuve de bonne volonté pour ce septième essai. C’est de bon augure.

Note : 3,5/5

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