Nasser – #7 : De l’Électricité

Nasser.

Nasser est un groupe marseillais d’électro-rock venant de Marseille, qui ont eu une certaine reconnaissance grâce à leur premier album, #4, sorti y a deux ans, grâce à des morceaux comme Come On. #7 est donc leur second. Cette numérotation n’est pas hasardeuse mais tient également compte des EPs variés que le groupe sort. Vous n’aviez qu’à suivre leur carrière, c’est pas mon problème. De toute manière, c’est toujours à moi de faire l’effort pour tout le monde. Culpabilisez. Maintenant.

Bon, ça suffit. Revenons à Nasser.

La force de Nasser, c’est qu’ils arrivent a trouver le parfait équilibre entre l’aspect dansant et entêtant de l’électro et l’aspect plus mélodique et efficace du rock, là ou pas mal de groupe électro –rock se planquent trop souvent d’un côté ou de l’autre sans que finalement, rien de réellement imaginatif ne sorte. Nasser dans leur premier album avaient vraiment fait réussi à faire des morceaux superbes, la question est de savoir s’ils y arrivent par la suite. Et on se doutait déjà qu’il y arriveraient quand ils avaient sorti le single The World is ours.

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Y a un petit côté Depeche Mode dans ce morceau, et bizarrement, elle a un aspect presque mélancolique, là où Nasser nous avaient plus habitués à des compos plus rageuses et pleines d’énergies. Ils disaient avant « If the sound is too loud, it means that you’re fucking old », mais si c’est toujours d’actualité dans #7, ils se sont quand même plus assagis dans la composition, ce qui n’est clairement pas un problème, vu que The World is Ours est vraiment réussi.

7_Nasser_coverQuelques morceaux sont effectivement plus assagis sans tomber non plus dans le chiant, comme Ghost Song ou une de mes préférées, l’opener Bronson, qui ont une vraie personnalité. Après, certains morceaux sont plus rentre-dedans, comme I’m a Man (rien à voir avec le morceau de Black Strobe), Breakin et l’hystérique Discoball, qui est plus réminiscent des premiers affres de Nasser.

Et certains morceaux jouent parfois plus sur les sonorités électroniques que sur le riff en soi, c’est le cas pour You are what you are, le bien violent Numbers Stations ou encore le très bon instrumental Enter the Z. Ces morceaux là sont plus linéaires mais ont toujours leur effet, et ils ne sont pas du tout en reste. C’est très sympa et tout.

Au final, #7 est une collection de morceaux de très bonne facture de la part de Nasser. Même si après quelques écoutes, je regrette parfois qu’il n’y aie pas de morceaux aussi mémorables qu’un The Shooter ou un Marseille and Anywhere, je pense qu’à force de le réécouter, ils s’imposera comme le #4. J’ai déjà Bronson dans la tête, d’ailleurs.

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