Retour sur le TOP 100 DJ Mag 2013

Et si nous nous aventurions dans des sphères où nous ne sommes pas confortables ? Certes l’ensemble de la rédaction de MidnightCoffee aura du mal à vous parler de ce qui va suivre, mais aujourd’hui, j’ose sortir du placard: j’aime l’EDM. Je ne vais pas vous raconter ma vie en vous disant qu’étant DJ à mes heures perdues, j’aime passer des titres de Dimitri Vegas & Like Mike et que je souhaite partir à TomorrowLand l’été prochain, mais je viens ici parler de cette culture et du statut du DJ qui ont littéralement explosé en 3 ans au travers du décrié TOP 100 DJ Mag.

Le DJ devient Superstar

Avant catégorisé comme simple « ambianceur » de soirée, le statut de DJ a muté en un peu plus de 3 ans. Une évolution due à la découverte de la musique électronique par les États-Unis, plaque tournante de l’industrie musicale mondiale tous genres confondus; en gros: si les Américains consomment de l’electro, le monde entier peut potentiellement en consommer.

David Guetta

Le DJ fait plus que d’enchainer des disques, il produit ses propres morceaux (qui deviennent des tubes de l’été par exemple « Levels » d’Avicii ou encore cette année « Animals » de Martin Garrix), les joues en clubs, les passes en radio et vends des albums, beaucoup d’albums (ce qui ne fut pas le cas pour Cauet, mais nous tairons toute connaissance de son activité derrière des platines). Alors que ce statut de DJ Superstar nous était familier en Europe occidentale, avec les David Guetta, Tiesto, Armin Van Burren et autre Axwell, nous commençons à envier les Américains avec des événements de plus en plus financés comme les Electric Daisy Festival, le tout jeune TomorrowWorld (le pendant américain de TomorrowLand) ainsi que l’Ultra Music Festival qui grossis d’année en année et qui devient le rendez-vous des DJ EDM pendant la Winter Music Conference (le rendez-vous de tout le milieu de la musique électronique depuis 1985 et qui a mis sur la scène internationale la fameuse mouvance de la « French Touch »). Et si vous n’aimez pas l’EDM, mais que vous appréciez la musique électronique, la scène underground ne cesse de s’étoffer avec des Labels comme Zone, Fool’s Gold Records, Bromance, BNR, Marble, OWSLA, Warp, Ed Banger, qui ont eux aussi ont leur rendez-vous comme l’ensemble des événements estampillés HARD (tel que l’Holy Ship, HARD Day of the Dead Music Festival).

Le TOP 100 DJ Mag

Ce n’est un secret pour personne: les industries aiment se donner des prix. Occasion de se retrouver pour certains, visions marketing pour d’autre, les cérémonies de remise de prix fleurissent de plus en plus. Évidemment, la musique électro et le monde du DJing ont eux aussi sa propre cérémonie. Organisée par le magazine anglais DJMag, qui se place elle-même en référence dans le milieu de la nuit (même si on préfère de loin son faux frère Mixmag), la rédaction demande à ses lecteurs du monde entier de choisir leurs 5 DJ préférés durant l’année passée. L’historique de ce prix reflète assez l’évolution éditoriale du magazine et de la musique électronique, car le statut de N°1 s’est vu attribué 3 fois Tiësto, 2 fois Paul Van Dyke et 5 fois à Armin Van Burren, tout les trois connu pour leurs Trance. Après quelques mois de campagne, où chaque DJ a proposé sa petite vidéo de promotion (je vous conseil celle Dimitri Vegas & Like Mike, Steve Aoki et Nicky Romero), cette année c’est Hardwell (ci-dessus) qui s’est retrouvé N°1 après une année où lui, et son label Revealed Recordings, ont explosés dans les différents festivals internationaux en proposant des sets excessivement bien rythmés tout en étant nuancé par des Mashup de qualité.

Malheureusement, nous ne voyons pas nos petits favoris tels que Brodinski ou encore Boys Noize qui a tourné dans le monde entier avec son dernier live. Alors que Diplo vient de rentrer dans le classement et que les Daft Punk se positionnent à la 22e place, ce Top a malheureusement le défaut de classer les DJ par leur popularité et c’est bien dommage. Mais est-ce vraiment possible d’établir un classement du meilleur DJ dans le monde ? Doit-on se baser sur du technique où de la musicalité ? Est-ce que l’on a vraiment besoin ? Non, mais ça fait parler, ça fait vendre et c’est une raison de rajouter un zéro sur un chèque pour jouer une heure dans un festival.

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