Rencontre avec le nouvel espoir du Hip-Hop français « Everydayz ».

Aujourd’hui je vais vous présenter un artiste montant de la scène hip-hop française, au travers d’une interview qui vous permettra de mieux connaître le spécimen et ses ambitions. On a récemment parler de lui pour la sortie de son EP, qui est une vraie révélation pour nous, mais surtout une agréable découverte. Ce qui nous a donné envie d’en savoir plus sur ce producteur, voici l’interview de Everydayz :

né sous le sun 2

Tu as d’autres activités à côté, dans ta vie de tous les jours ?

E : Ces deux dernières années ont été intenses, j’étais 100% focus sur la musique. Produire, communiquer, sortir des projets, faire des concerts, des dj-sets, rencontrer des gens, voyager ça prend énormément de temps. Le peu de temps qu’il me reste je le passe avec ma copine ou avec mes amis proches.

Etant originaire de Perpignan, que penses-tu de la scène musicale locale ?

E : Il y a vraiment du talent, une scène Hip-Hop active et créative, des beatmakers pointus et une scène Club/Bass music qui commence à émerger. Le soucis c’est qu’il n’y a aucune exposition, il y a quelques artistes qui, à force de persévérance arrivent à une reconnaissance nationale, mais c’est long et laborieux. D’autre part le Perpignanais lambda (celui qui ne prend pas le temps de s’intéresser) ne doit même pas savoir qu’il y a autant d’énergie et de talent dans sa propre ville… Mais on essaye de s’organiser pour faire avancer ça, chacun à son niveau et avec ses compétences.

Si je te dis que tu es l’un des nouveaux espoirs français de la scène Hip-Hop pour certaines personnes, qu’est-ce que ça t’évoque ?

E : Ça me fait plaisir, car avoir le respect et une légitimité dans le milieu Hip-Hop n’est pas une mince affaire. Mais mes travaux autour du Hip-Hop ne sont qu’une facette de mon activité musicale. Si la musique était une planète, le Hip-Hop reste mon pays d’origine, mais je voyage pas mal et reste un éternel émigré.

Comment en es-tu arrivé à travailler avec Agoria ?

E : On s’est rencontré lorsque j’habitais à Lyon, via des amis communs, humainement et artistiquement nous nous sommes compris, donc il m’a proposé de bosser avec lui sur quelques remixes. De cette expérience est né notre side project : SunLune.

Quelles sont tes influences ? Des producteurs Hip-Hop ?

E : Mes influences c’est un peu tout et n’importe quoi ! Une publicité, un film, un tableau, un sketch, un pote peu m’inspirer. Sinon des producteurs, des musiciens c’est sûr. Des gars comme Rza, Madlib, J dilla, Dj Premier, les producteurs visionnaires du label Warp ou Ninja Tunes ont été mes premières grosses claques. Le Mainstream m’a toujours inspiré Timbaland, The Neptunes, Dr Dre… Sinon j’ai toujours beaucoup aimé la chanson française Gainsbourg, Nougaro, les soundtracks Moriconne, DeRoubaix. Je suis à fond sur Salvador Dali en ce moment.

Tu as une date particulière en tête qui reste inoubliable ?

E : Dernièrement avec Nemir et Gros Mo nous avons fait les premières parties de Stromae, sur une date nous avons joué dans une salle de 11 000 personnes, c’était blindée. Sur le morceau « Gens du Passage » Nemir à proposer de tamiser la lumière et a demander aux gens d’allumer leur portable, « tout le monde les mains en l’air » comme il aime dire ! On s’est retrouvé dans le noir devant une constellation de lucioles lumineuses qui bougeaient au rythme de la musique. C’était un moment rare, un tableau unique, je l’avais devant moi, j’étais en même temps acteur et spectateur. On jouait ce track et j’étais ému. Le texte de cette chanson à pris tout son sens ce soir là.

L’avenir tu le vois comment ? Tu aimerais amener ton projet plus loin ?

E : Pour l’instant l’idée est d’aboutir mes projets en cours. Il y a un EP avec Phazz qui arrive à la rentrée sur Nowadays record, ainsi qu’un nouveau projet Solo, mais je ne peut pas en dire plus pour l’instant. À terme j’aimerai sortir un album, mais pas à n’importe quel moment. Pour moi, le premier album d’un artiste doit être un classique, donc tant que je n’aurai pas les moyens et la force nécessaire pour faire un classique intemporel, je ne ferai pas d’album.

Pour finir la question traditionnelle de Midnight Coffee, qu’est ce que tu bois comme café ?

E : En ce moment c’est le café du Carrefour Express, je me fais des petites fantaisies, tantôt Pérou, tantôt Costa Rica, tantôt Mexique. La grande vie quoi ! (rires)

EP « Né sous le Sun » disponible ici : iTunes

 

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