Midnight Coffee » 2013 http://midnightcoffee.fr le webzine sur l'actu musicale et artistique Sat, 17 Nov 2018 05:01:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=3.8.27 Sortie du clip « Young And Old » du nouvel EP des Ulster Page ! http://midnightcoffee.fr/sortie-du-clip-young-and-old-du-nouvel-ep-des-ulster-page/ http://midnightcoffee.fr/sortie-du-clip-young-and-old-du-nouvel-ep-des-ulster-page/#comments Mon, 19 Jan 2015 16:12:08 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=15145 Le clip de ‘Young and Old’ est sorti hier soir, premier extrait de l’EP ‘Young Skin’ d’Ulster Page !

Une réalisation poignante de Gustav Gentieu et Axel Damamme qui raconte l’histoire d’un jeune garçon passionné d’astronomie, d’une complicité entre un fils et son père. En somme, le clip de « Young and Old » est le résultat d’un joli scénario, de belles images et d’un titre réussi… De quoi faire une belle entrée en matière pour  la sortie prochaine de l’EP « Young Skin » d’Ulster Page prévu ce lundi 26 janvier ! Midnight Coffee s’est d’ailleurs penché sur le sujet, c’est pourquoi un nouveau numéro de « Midnight Coffee, Le Mag » sur les nouveautés des Ulster Page sort bientôt… Stay tuned les amis, un agréable visionnage et une bonne écoute !

Vous pouvez retrouver toutes les infos sur le groupe saint-raphaelois en téléchargeant l’application sur l’app store, en tapant ‘Ulster Page’ !

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High Hazels ou les anglais qui vont briser quelques coeurs http://midnightcoffee.fr/high-hazels-ou-les-anglais-qui-vont-briser-quelques-coeurs/ http://midnightcoffee.fr/high-hazels-ou-les-anglais-qui-vont-briser-quelques-coeurs/#comments Mon, 05 Jan 2015 13:20:13 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=14877 Non, nous ne parlerons pas de boys band. Quoi que si mais non, le terme ne leur serait pas approprié !

Le quatuor anglais High Hazels a su se faire connaître sur la toile par le biais de leur premier single sorti en 2013, « Hearts Are Breaking » sous le label Heist or Hit Records. En Angleterre, ils ont été accueilli avec un franc succès dès leurs premières scènes et ce n’est pas pour rien, les fans des Smiths ou de The Coral dans leurs moments les plus mélodiques ne pourraient que confirmer le talent des High Hazels.

Ils nous sont revenus fin 2014 avec un album éponyme qui se veut être un concentré d’innocence et de pop mélodique et enjouée, dans l’air du temps et qui fonctionne avec brio. Entre la voix de James Leesley qui se veut à la fois nonchalante et mélancolique, des guitares entre nervosité et contrôle, nous nous laissons fondre entre désinvolture à l’anglaise et ballades rétro-psyché par ces divers arrangements de guitare lead et clavier.

En somme un melting pot de mélancolie pure, d’idéal du spleen soutenu par des vibrato de synthé hypnotique ou encore de pop riante à l’écriture britannique, le tout rendant ce premier album définitivement abouti et réussi.

 De quoi bien commencer l’année 2015 en musique !

> High Hazels

> Retrouvez les sur FB !

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Fuck Buttons – Slow Focus, ou « pourquoi j’en ai pas parlé ici? » http://midnightcoffee.fr/fuck-buttons-slow-focus-ou-pourquoi-jen-ai-pas-parle-ici/ http://midnightcoffee.fr/fuck-buttons-slow-focus-ou-pourquoi-jen-ai-pas-parle-ici/#comments Tue, 03 Dec 2013 17:00:03 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=10087 Sérieusement, les mecs, j’en ai jamais parlé ici? De Fuck Buttons? Et leur album Slow Focus? Je me perds vraiment, y a des jours. Enfin bon, fait chier, on réitère.

Il y a eu une certaine évolution depuis 2004 dans la musique de Fuck Buttons, duo électro-noise planant au nom fleuri venant de Bristol (comme par hasard). Leur premier album, Street Horrrsing, sorti en 2008, produit par John Cummings, le bassiste du groupe de post-rock Mogwai, arborait une dimension très mélodique, mais une mélodie que tu plongerais dans un océan de bruit électronique jusqu’à ce qu’elle se noie, car cette conasse ne sonnait pas assez bien toute seule. SONNE, BORDEL! Sur l’album suivant, Tarot Sport, les rythmes étaient plus présents, les sons moins agressifs et l’aspect planant bien plus accentué, rendant l’album clairement plus accessible. Mais pas dénué de puissance et d’émerveillement non plus, comme peuvent témoigner Surf Solar ou Space Mountain (Rien à voir avec l’attraction de Disney. T’as pas à attendre trois heures pour 2 minutes de fun)

slow_focus_cover

Mais Slow Focus, sorti le 23 juillet de cette année, ouvre un autre aspect dans le son du duo. Dès le premier morceau, Brainfreeze, on sent qu’ils ont fait un plus grand travail de production dans la rythmique, chose qui était moins présent dans les albums précédents. Mais y a aussi une chose bien plus choquante dans Slow Focus … ça a clairement changé d’ambiance. Les mélodies sont clairement plus sombres, plus agressives, plus étranges aussi. Ça ressemble à une sorte de bande son pour un film de science fiction cyberpunk. Cependant, leur style est toujours aussi planant et grandiloquent, donc si le terrain est neuf, il y a des traces, on est pas complètement paumés non plus. Les gros bourdonnements saturés sont là, les petits bruits électroniques aussi … tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas. Ou plutôt si, mais pas pour ça.

Ça se sent d’ailleurs sur les deux derniers morceaux de l’album, d’abord le merveilleux Stalker, qui est un de mes titres favoris, et Hidden XS, qui ont clairement le style Baise Boutons bien imbriqué. C’est d’ailleurs ça, la force de Slow Focus, c’est qu’il permet à Andrew Hung et Benjamin John Power de transporter leur style sur de nouveaux horizons. Comme pour le morceau Year of The Dog, qui se base sur un arpège de synthé assez perturbant et envahissant, qui pose une ambiance assez tordue et puissante, rappelant par moment (bizarrement) certains aspects que M83 exploitait pour la bande originale du film Oblivion. Mais je m’égare, et pas forcément Saint-Charles.

Mon dieu, Jean …

Je déniche un trio dans cet album, à savoir : The Red Wing, Sentients et Prince’s Prize. Ils ont une rythmique très prenante, qu’on pourrait presque assimiler à une rythmique de hip hop à certains moments. Et on se surprend même à secouer un peu la tête, ce qui est presque assez surprenant étant donné que Fuck Buttons distillent généralement plus de grosses ambiances envahissantes et puissantes que des rythmes appuyés. Or là, ils assument totalement leurs rythmiques en les mettant bien en valeur sans pour autant les forcer dans nos gorges et nos canaux ORL. Avouez que ce serait quand même un peu dégueulasse.

Je ne sais pas si Slow Focus est le meilleur opus de Fuck Buttons, mais il montre clairement que le duo en a sous la pédale d’accélérateur, et que ce n’est qu’un début. Continuons le combat vers la puissance sonore au service du bien-être social. Merci, fornicateurs de potentiomètres.

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Friday Mix #15 http://midnightcoffee.fr/friday-mix-15/ http://midnightcoffee.fr/friday-mix-15/#comments Fri, 08 Nov 2013 18:40:18 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9790  

Oui c’est samedi, et c’est l’heure de votre mix du week end, le FRIDAY MIX !

Et ce vendredi au programme :

Wilfried Giroux // Praise For

Cherokee // Don’t Matter feat. Darianna

Don Cavalli x JPOD // Me And My Baby (PHNX Bootleg)

John Sevenight // Bring The Bass Back

The Magician x Newtimers // When The Night Is Over (Arches Remix)

TroyBoi // Pause

Simeon x Rustep // Step Into The Trap

 

 

Et voilà c’est tout pour cette semaine, on se donne rendez-vous Vendredi prochain.

N’oubliez pas de nous faire partager vos sons via notre mail.

En attendant, profitez du Week-End et abusez des bonnes choses ;)

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L’album Arc-en-Ciel de Micky Green http://midnightcoffee.fr/critique-daddy-i-dont-want-to-get-married-micky-green/ http://midnightcoffee.fr/critique-daddy-i-dont-want-to-get-married-micky-green/#comments Wed, 06 Nov 2013 17:00:03 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9677 Je ne sais si vous avez remarqué, mais dans le sud, c’est comme s’il n’y a pas eu d’Automne. L’hiver était pressé d’être là histoire de bien nous blaser en cette fin d’année. Heureusement pour nous, un album vient nous remonter le moral.

Si le nom de Micky Green ne vous parle pas, c’est que vous avez raté le single qui la fait connaître : Oh! Une balade Soul enivrante. Son second single, Shoulda, se fut plus connaître par les fans des Bloody Beetroots qui ont produit un remix d’étonnant. Alors que son second album, « Honky Tonk » passe inaperçu dans nos radars, la plus française des Australiennes nous revient cette année avec un nouvel album: Daddy, I Don’t Want To Get Married.

Un album nommé jeunesse

On ne peut pas faire plus évocateur que le titre de cet album. Via les onze chansons que compose cet d’album, Micky Green clame ici, mais tout doucement, son syndrome de Peter Pan et nous parle d’amour. C’est beau, c’est coloré, c’est édulcoré, l’album est cohérent.

Une parenthése new-pop

Pour ce troisième album, Micky a choisi de travailler avec Tahity Boy, un nom qui vous parlera moins que celui de Para One. Un duo de producteur qui fonctionne, livrant ici une pop assurément moderne se liant confortablement à l’univers de Micky Green.

Si vous avez l’habitude de me lire, vous savez que j’aime visualiser les albums que j’écoute dans des situations. Je vois très bien Daddy, I Don’t Want To Get Married comme étant la soundtrack d’un dimanche matin dédié à une grasse mâtiné. Réjouissant et enthousiasmant, ce troisième album de Micky Green montre qu’il est possible de faire un album pop aux sonorités electro-analogue sans tomber dans l’electro indé s’inspirant de la pop. Un juste milieu trouvé avec deux producteurs qui se complète. On notera quand même le manque d’entrain global de l’album, mais le personnage nous l’interdit.

Retrouvez « Daddy, I Don’t Want… » de Micky Green sur:

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SumoRock 2013 : Soirée intimiste et réussie avec BRNS, Hyphen Hyphen et Anoraak. http://midnightcoffee.fr/sumorock-2013-soiree-intimiste-et-reussie-avec-brns-hyphen-hyphen-et-anoraak/ http://midnightcoffee.fr/sumorock-2013-soiree-intimiste-et-reussie-avec-brns-hyphen-hyphen-et-anoraak/#comments Sun, 27 Oct 2013 14:55:31 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9552

Pour cette année, le Sumo Festival a présenté une soirée SumoRock  avec un très joli line-up. Report d’une soirée intimiste et réussie.

Pour ma part, la soirée débute avec BRNS. Le nom me parlait déjà pas mal mais je peux vous assurer que depuis ce soir, vendredi 25 octobre 2013, je sais très exactement qui ils sont. C’est avec une ouverture énergique et colorée que BRNS entre sur scène pour leur première date toulonnaise. Les bruxellois n’ont aucun mal à réveiller ce public si difficile à conquérir, et qui se laisse pourtant définitivement séduire. Par sa voix incroyable, le chanteur qui est aussi batteur charme largement ces demoiselles tandis que les autres membres jouent avec brio des mélodies entraînantes. Et quels morceaux ! De vrais tubes, des titres à succès sans l’ombre d’un doute. Chaque morceau a son thème, son charme, sa personnalité. Leur plus est sans aucun doute le fait qu’ils utilisent un grand nombre d’instruments divers et variés, du xylophone pour le côté enfantin en passant par de l’orgue pour les moments dit solennels, des maracas ou encore de l’harmonica. En bref, BRNS, ce sont des mélodies et des sonorités qui te prennent aux tripes, qui te retournent… un ensemble harmonieux et sublime. On aurait envie de les comparer à des grands mais pour un groupe si prometteur, on leur laissera juste la chance d’être BRNS. Authentique, atypique, et magique.

Vient le tour d’Hyphen Hyphen. C’est assez compliqué, car j’avais eu énormément d’échos à  leur sujet sans jamais les avoir vu en live. Et après le concert de BRNS, pour ma part, c’était soit ça passe, soit ça casse. Alors comment expliquer mon ressenti tout en restant polie et courtoise ? Nous dirons juste que je suis littéralement restée sur le cul. Voilà, c’est l’expression idéale pour résumer la situation. C’est comme en guerre, qu’ils arrivent sur scène avec des marques sur le visage et sur le corps. Le visuel est là, parlons maintenant de la prestance ! Pour résumer, c’est dynamique, dansant, ça donne envie de sauter dans tous les sens, ça réveille et c’est communicatif. De l’énergie purement positive se dégage de ces quatre musiciens déjà très doués et à l’aise avec leur public. Ah, ce public toulonnais ! A vrai dire, je n’ai jamais vu de toute ma vie le Zenith Oméga de Toulon dans cet état pour un groupe de ce registre. C’est de l’inédit à ce niveau là, mais c’est compréhensible parce que bon dieu ! Que leur musique sonne juste ! C’est tout un art. La voix de la chanteuse est divine, passant des graves aux aiguës avec une telle fluidité… du talent à l’état brut. La bassiste a une classe folle, le batteur met littéralement le feu et le guitariste a ce petit côté introverti qui ne laisse pas indifférent. Aucun membre n’est laissé sur le carreau, ce qui donne un aspect complémentaire et qui est sans doute une des clefs de leur succès. Ce soir là, ils jouaient la dernière date de leur ancien live et nous ont fait le plaisir de présenter un prochain titre qui sortira sous peu. Nous pouvons d’ors et déjà vous prédire que ça sera un tube. Ah, ces Hyphen Hyphen ! Ils s’amusent sur scène comme de grands enfants, et nous font partager toute cette bonne humeur en bêtes de scène. Vous savez, il y a quelque chose d’exotique chez eux qui ne s’explique pas. La tribu Hyphen Hyphen, c’est finalement une bombe à retardement qui t’explose au visage… avec virtuosité.

C’est au tour d’Anoraak de rentrer sur scène. En fervente amatrice de new-wave et de disco-house, ils sont donc pour moi la petite perle qui clôture cette soirée. Dans une atmosphère intimiste, le talentueux nantais accompagné de ses deux acolytes nous font découvrir en live le tout nouveau « Chronotropic » sorti ce 21 octobre et successeur de l’incontournable « Wherever The Sun Sets ». Après quelques années où je ne les avais plus croisé dans le sud, ce fut un plaisir de les retrouver pour s’évader littéralement le temps d’un concert. Le show visuel aux rayures blanches et noires illustrent parfaitement ce nouvel album en véritable crossover électronique et instrumental. C’est dansant, fluide, léger,  le tout possèdant de nombreuses influences electro-pop. Sa voix se pose un peu plus dans les graves que dans son précédent album et le trio nous emporte comme à son habitude dans un univers à part . Et quel doux plaisir lorsque ces derniers ont joué « Try Me », en vrai petit retour en arrière dans ce passé haut en couleurs. Pour finir, nous avons eu droit à un morceau des plus prenants, le bassiste quittant son instrument pour rejoindre Anoraak aux synthés. Moment magique, solennel et retournant.  Alors oui, « Summer is Over » mais avec Anoraak, on a toujours un peu de ce rêve californien qui nous suit, même en automne.

En somme, une très bonne soirée comme on en vit rarement par ici. C’est pourquoi je propose qu’on aille tous pleurer chez les organisateurs du festival pour qu’ils remettent ça au plus vite ! Partant ?

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Rien – 2 : De Rien, Merci. http://midnightcoffee.fr/rien-2-de-rien-merci/ http://midnightcoffee.fr/rien-2-de-rien-merci/#comments Tue, 22 Oct 2013 10:00:09 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9472 On l’aurait presque pas vu venir, celui-là. Sortis de Grenoble, voilà que Rien nous gratifie de la suite de leur bon 3 qui était sorti en 2010, à savoir 2. Rien, c’est un des groupes de post-rock les plus imaginatifs et fantasques de notre bô pays, tant et si-bien que l’étiquette post-rock colle aussi mal qu’un sticker panini bouilli. Rien, c’est juste Rien. Et Rien d’autre.

RIEN-2_cover

La première chose qui m’a frappé, c’est la dimension électronique très prégnante dans cet EP 4 titres, bien plus que dans leurs précédents ouvrages sonores, plus ornementés rock véner et jazz. Faut croire que l’expérience Câlin (side project d’électro de quelques membres du groupe, auteurs cette année d’un EP d’une qualité indéniable, Menaces & Opportunités) a mis du nouveau grain à moudre dans le style des Grenoblois. Et si c’est déroutant au premier abord, ça devient très vite quelque chose de séduisant. Car la force de Rien, c’est leur capacité à faire feu de tout bois, de percussions en passant par les cuivres jusqu’aux synthétiseurs.

La versatilité de l’album peut, conséquemment, le rendre abstrait voire hermétique, mais on s’en bat les couilles. Parce que 2 s’écoute comme un objet étrange, comme tous les albums de Rien. Et si bien évidemment, parce que je suis un sale puriste, j’ai toujours une préférence pour le quasi-parfait Requiem pour des Baroqueux (disque qui m’a introduit au Post-Rock avec le Young Team de Mogwai. Oui j’ai une histoire, fermez-là), 2 va dans une direction qui permet encore à Rien de jouer avec nos nerfs auditifs, dans un mouvement délicieux de genres. Que ce soit le très puissant Autobahn Love (lien bandcamp ci dessous), dramatique et dans ta face, ou le ambient-esque et presque effrayant Interstellar Drift (Where the Fuck is Earth ?)

2 by RIEN

Car s’il est court, il est riche, ce 2. Looters will be shot a des relents jazz-fusion étrangement pas prétentieux et pénibles (pour du jazz fusion, avouez que c’est une certaine forme d’exploit), et le tripartite La Chute de Satan, achève en beauté cet EP. C’est un morceau ubiquiteux, passant de l’ensemble d’harmonie et du chant lyrique aux percussions tribales en mélangeant ça au post-rock le plus sous pression. Un tour de force stylistique et musical. On va partout. Avec Rien.

2 est un retour en force pour Rien, bien décidés à parachever leur œuvre bizarroïde avec une originalité et une imagination toujours aussi débordante. Et il me tarde d’écouter 1.

Voilà. Vous trouverez à prix libre ce EP sur le site de leur merveilleux label, L’Amicale Underground, qui a le chic de la programmation et le swag du site internet. Sautez, mes amis, sautez.

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SumoFestival : l’événement sudiste qui fait rugir de plaisir ! http://midnightcoffee.fr/sumofestival-levenement-sudiste-qui-fait-rugir-de-plaisir/ http://midnightcoffee.fr/sumofestival-levenement-sudiste-qui-fait-rugir-de-plaisir/#comments Sun, 20 Oct 2013 13:09:43 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9403

Plus que quelques jours pour prendre vos places afin de participer à la SumoFestival 2013 ! Deux jours pour rassasier votre soif d’authenticité musicale. Aux programmes, des découvertes et du culte, de la nouveauté et du classique. Deux sortes de plaisirs en un seul et même festival avec  le vendredi aux tendances pop/rock et influences indie dans la salle intimiste de l’Oméga Live, suivi du samedi où seront répartis dans 3 scènes différentes, 20 artistes pour une grande messe electronique alliant techno, house, electro Hip hop, dubstep & bassline. Ce qui peut être tout aussi convainquant, est le fait que la Sumo en véritable bête de festival, agrémente cette année encore le côté visuel et festif avec un VJ Show,des performances tout au long de la nuit, un art zone et même une market place.

Encore sceptique ? Prends toi un bon café pour te réveiller de ce samedi arrosé, accroche toi à ton fauteil Louis XVI et lance le teaser !

 

La SumoFestival, c’est une programmation éclectique où concerts, lives et dj sets s’enchaineront pendant deux jours, ponctuée d’artistes internationaux et agrémentée par une fine sélection d’artistes locaux pour des battles incroyables en version Silent Disco. Que demande le peuple ? Sudistes et amateurs de musique, l’heure est à la Party Animal alors rugissez de plaisir et laissez vous tenter par l’expérience Sumo !

> Plus d’infos sur SUMOFESTIVAL

> Page FB Sumo

> Digitick

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Jesu – Every Day I get closer to the Light … : De la lumière http://midnightcoffee.fr/jesu-every-day-lumiere/ http://midnightcoffee.fr/jesu-every-day-lumiere/#comments Tue, 08 Oct 2013 17:51:01 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9181 Jesu revient, Jesu revient … Depuis 2003, le groupe de post-metal anglais Jesu, formé sur les cendres des pionniers du métal industriel Godflesh, explore des contrées lumineuses, aériennes, mais aussi lourdes et envahissantes, multipliant les morceaux longs, langoureux et ronronnant comme un chat mécanique géant partant dans l’espace. Oui, j’ai le sens de la formule.

Jesu_cover_everyday

On pourrait penser que Jesu ont un style à eux, se basant sur de grands coups de guitare planants et lourds à la fois, et une voix avec beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup d’écho d’écho d’écho. Cependant, ce n’est pas le cas dans leur dernier opus, Every Day I Get Closer to the Light From Which I Came, ou plus court, EDIGCTTLFWIC.

Comme ça se prononce.

En l’occurrence, ce nouvel album, fruit du producteur/homme versatile de qualité Justin K. Broadrick, se focalise d’ailleurs plus sur les sons clairs, les cuivres et le piano notamment. Le brouillard abrasif de Jesu s’affine et devient d’ailleurs beaucoup plus percutant comme cela. Ça donne même au son Jesu un certain côté épique.

De plus, la récente reformation de Godflesh a l’air d’avoir poussé Broadrick à pousser plus du côté industriel, notamment sur Homesick et sa batterie très froide et directe. Cet album reste donc quand même assez hermétique, car il n’a pas la directivité des premiers efforts de Jesu. Si ça reste déjà répétitif jusqu’à la trance, c’est moins évident de rentrer dedans. Mais quand on rentre, sa mère la C’est probablement l’album le plus complexe pour Jesu, mais aussi celui dont la réécoute s’avère la plus passionnante.

Every day …, est un album qui se mérite, et si vous ne connaissez pas Jesu, ou plus généralement n’êtes pas familiers avec le métal atmosphérique, je ne vous conseille pas trop cet album. Cependant, quand vous vous jetterez dessus, vous comprendrez la puissance sonore et la magnificence qui s’en dégage. C’est un superbe album, maîtrisé et riche. Je ne me remets toujours pas du mastodonte The Great Leveller, dix-sept minutes et demie de pure folie.

Un superbe album, seulement parfois complexe à appréhender.

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Mantra – Into The Light : Sous la lumière http://midnightcoffee.fr/mantra-into-the-light/ http://midnightcoffee.fr/mantra-into-the-light/#comments Mon, 07 Oct 2013 12:16:45 +0000 http://midnightcoffee.fr/?p=9008 Pour ceux qui sont habitués à lire mes articles, vous aurez certainement remarqué que je suis assez attaché à la scène musicale française indépendante dans son ensemble. Malgré ses immenses défauts (et son public), la France regorge de talent. Du rock avec Deportivo en passant par l’expérimental avec les grands malades de 6:33 sans oublier la scène hip-hop avec Maniacx ou encore Hocus Pocus, nous avons devant nous une scène vivante, innovante et talentueuse. Un peu à l’image du label Klonosphère, par exemple, qui impressionne chaque année par son recrutement et ses sorties d’albums.

mantra-into-the-lightD’ailleurs, Mantra aurait parfaitement pu se retrouver chez eux. Formé en 2009 entre Paris, Rennes et la Creuse, le groupe officie dans un metal progressif aux influences multiples. Into The Light étant leur premier album (sorti chez Finisterian Dead End), une petite fouille sur internet s’impose afin d’en apprendre plus. Et là, ça sent pas bon. Influences citées : Gojira, Pantera, The Doors, Mastodon, Led Zeppelin… Quand on cite de tels groupes, on suscite évidemment une certaine envie. Et l’erreur est encore moins admise. Alors, ratage ?
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Que nenni mon grand ! Mais avant de s’atteler aux compositions, parlons de choses qui fâchent, et la production en premier lieu. Car si le son « roots » marchent très bien dans certains styles musicaux (stoner, black metal…), il n’est pas très approprié quand on s’attaque au metal progressif. Et ça ne pardonne pas comme sur le titre Toward The Light ou le matraquage de tympans est quelque peu gâché par des guitares mollassonnes dans le mix, une basse pas assez claquante et une batterie sonnant comme programmée. Erreur à moitié pardonnée, pour un premier album.
Deuxième point noir de l’album : la voix. Malheureusement, pas tout le monde n’a la chance d’avoir le même timbre que Samuel Bourreau (ancien chanteur d’Hacride) et le mimétisme tenté par Pierre a vraiment du mal à fonctionner. Ce n’est pas l’ensemble de sa panoplie vocale qui est à jeter (les performances en chant clair sont pour la plupart vraiment bien foutues), mais ce growl poussif et caricatural ne tire pas spécialement la musique vers le haut.

Mais voilà, malgré ces défauts de jeunesse, Into The Light est une véritable perle. Car quand je parlais plus haut de metal progressif, je ne faisais pas allusion aux gros branleurs de manches mais bien à une musique sophistiquée mettant en place de véritables petits bijoux d’ambiance en alternant le poutrage d’oreilles et les passages plus calmes. Et c’est dans ces derniers que réside toute la force de Mantra : la fin de Toward The Light, le passage tribal très Tool de Call My Name, l’ouverture de One et j’en passe… Tous ces passages gonflent considérablement le relief de la musique des Rennais pour la hisser largement au-dessus du lot. Quant aux grosses brutes, vous serez parfaitement servi : Mantra vous a réservé de quoi vous briser la nuque tout au long du LP à grand renfort de double pédale et saccades asymétriques.

Mantra est ce petit génie alchimiste des sons ayant été biberonné à la meilleure came du monde. Inspiré et ingénieux sans être pompeux, Into The Light impressionne par sa maturité et son sens aiguisé de la mélodie. Album de l’année ? Non, surement pas, mais assurément l’une des meilleures découvertes de l’année 2013.

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