Steven Wilson touché par la grâce

La sphère progressive est en pleine ébullition en ce doux mois de Septembre : la sortie du premier album de Dream Theater sans Mike Portnoy, Opeth qui change radicalement la forme mais pas le fond avec « Heritage », la parution du deuxième et dernier volet du diptyque très blues rock« Road Salt » de Pain of Salvation et surtout la sortie de « Grace for Drowning » par l’hyperactif Steven Wilson.

Fort d’un premier album solo flirtant avec l’excellence et d’un retour gagnant avec le groupe culte Porcupine Tree, il nous revient ce lundi avec un double album touché par la grâce. Tantôt aérien, tantôt dissonant mais toujours sombre, le britannique explore des contrées qui étaient alors jusque là encore inexploitées par ses multiples groupes et projets. Un peu à l’image du dernier Opeth (à écouter de toute urgence), Wilson nous fait voyager à travers les époques et nous ramène directement à l’âge d’or des années 70 avec l’énorme point fort d’y apporter une vision moderne et avant-gardiste tout en gardant la patte du génie qui a fait sa renommée sur la scène international.

« Grace for Drowning » est une vraie perle à écouter d’une traite, une véritable invitation au voyage dont l’auditeur n’en ressort pas indemne. Oscillant entre ballades mélancoliques (Postcard, Like Dust I Have Cleared From My Eye…), explorations progressives (Track One, Remainder The Black Dog, Sectarian…) sans oublier le morceau fleuve “Raider II” (qui restera comme le meilleur morceau de la galette), Steven Wilson réussit le coup de maître de marier vieux et neuf, de concilier mélodies et bruit mais surtout réussit à transformer l’horreur en quelque chose d’une beauté sans pareil. Sans nul doute la marque d’un très grand artiste à la hauteur des personnes qui l’ont influencé.

Surement l’album le plus important de cette fin d’année pour tout amateur de rock.

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